Troisième opérateur français dans la distribution de pièces de carrosserie multimarques, Aniel connaît malgré sa relative discrétion une remarquable croissance.

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Bien que le marché de la pièce de carrosserie soit très encadré en France, trois distributeurs indépendants tirent leur épingle du jeu. Il y a Cora, (filiale d’Autodistribution,) et ses 115 millions d’euros de chiffre d’affaires, Saint Amand Service France, acquis par Alliance Automotive Group il y a deux ans (environ 25 millions d’euros de CA), et celui dont on parle le moins : Aniel. Basée à Toulon, l’entreprise connaît ces dernières années une croissance remarquable.

Créé en 1968, Aniel a été racheté à son fondateur en 2010. La société appartient aujourd’hui au groupe Faubourg et à ses trois associés, dont Vincent Belhandouz (41 ans). De formation financière, c’est cet ancien salarié de chez Total qui préside Aniel.

Lors de la reprise, l’entreprise générait 5,5 millions d’euros de chiffre d’affaires avec une vingtaine de salariés. Sept ans plus tard, la société atteint les 20 millions avec près de 70 salariés. De quoi attirer les convoitises. Cette croissance, le grossiste la doit à un important changement de cap avec la décision de livrer en direct les ateliers.

Proposer du vitrage

Ce virage stratégique a conduit Aniel à revoir totalement son offre. S’est opérée une montée en gamme des pièces équivalentes. Elles représentent 25 % des ventes contre 75 % pour les pièces d’origine constructeurs et équipementiers. Les familles de produits se sont aussi étoffées. Aniel dispose aujourd’hui de 22 000 références en stock sous sept familles de produits : éclairage, hayons, thermique, ailes, capots, boucliers et portières. L’entreprise devrait dès cette année proposer du vitrage. Pour accroître sa puissance d’achat, Aniel a rejoint l’été dernier le groupement Nexus Automotive International.

Reste à l’entreprise à relever un défi de taille, celui d’agrandir sa surface de stockage de 15 000 m2, proche de la saturation. La construction d’une plate-forme en région parisienne pourrait être envisagée si un nouveau contrat avec un apporteur d’affaires venait à être signé. S’étendre à l’international est aussi dans le plan de route. Vincent Belhandouz vise cette année une croissance de 15 à 20 %.

Source: décision atelier, Publié le par Fabio CROCCO.