Goodyear Eagle-360, le pneu sphérique des futures voitures autonomes…

Goodyear présente l’Eagle-360 au salon de Genève, un concept de pneu révolutionnaire. En forme de boule, ce pneumatique est relié au véhicule par un système de lévitation magnétique. Son but : offrir plus de sécurité sur les futures voitures autonomes.

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Et si le pneu devenait un élément important de la voiture autonome ? « Avec la réduction progressive de l’intervention du conducteur dans les voitures autonomes, les pneus deviendront le seul lien avec la route », explique Joseph Zekoski, vice-président et directeur de la technologie de Goodyear.

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Partant de ce constat, le manufacturier a imaginé un pneumatique capable de s’adapter automatiquement à l’état de la route et aux conditions climatiques. Adoptant une conception biomimétique en éponge, et inspirée d’une variété de corail, les éléments de sa structure s’adaptent au revêtement routier. Souple sur route humide, dur sur le sec, l’éponge modifie ses caractéristiques en fonction du temps extérieur.

Sa forme sphérique présente aussi de nombreux avantages. La surface de contact plus importante que sur un pneu classique évite les pertes d’adhérence. Le comportement en courbe est totalement différent puisque les quatre boules auront la même position en ligne droite ou en virage. C’est un peu comme un super système à quatre roues directrices.

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Utiliser des pneumatiques complètement sphériques impose la suppression des liaisons mécaniques avec la voiture. Pour les remplacer, Goodyear a imaginé une liaison par sustentation magnétique, comme sur le train à grande vitesse SCMaglev. De fait, le champ magnétique gère aussi la suspension.

Sur le papier, le concept paraît génial et pourrait donner un champ d’action énorme à la voiture autonome, mais il ne s’agit que de science-fiction. A l’heure actuelle, la sustentation magnétique n’a jamais été utilisée pour faire tourner et diriger des sphères. L’idée de structure en éponge semble en revanche moins éloignée.

Réalité virtuelle : essai du configurateur DS « Virtual Garage »…

La réalité virtuelle arrive dans les concessions. La marque DS nous en donne un aperçu avec le « Virtual Garage », un configurateur immersif développé par Dassault System. Nous l’avons testé au salon de Genève 2016.

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D’ici 2020, la gamme DS passera de trois à six modèles et les concessions de la marque n’ont pas toutes la superficie nécessaire pour accueillir ces nouvelles voitures. Comme il n’est pas possible de pousser les murs où difficile de multiplier les points de vente, DS étudie la possibilité d’utiliser la réalité virtuelle. Le but : montrer plus de modèles et décupler les possibilités des traditionnels configurateurs. Pour immerger les clients dans cet univers virtuel, DS a fait appel à Dassault System qui travaille déjà avec ses équipe de design pour créer des animations 3D réalistes autour des futurs modèles.

Mais place à la pratique. C’est à Paris, sur une place de la Concorde déserte, que le « Virtual Garage » nous emmène. En enfilant le masque de réalité virtuelle qui diffuse les images (un simple HTC Vive disponible dans le commerce), nous nous retrouvons dans cet environnement, à bord d’une DS3. Sans aucun temps de latence qui pourrait donner des maux de tête, la vision s’adapte aux mouvements et permet de scruter l’intérieur de la citadine dans tous ses détails. Un Joystick permet aussi de changer différents détails de finition et de choisir la combinaison de son choix.

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 On peut également sortir de la voiture et faire varier les couleurs de carrosserie, le dessin des jantes, l’imprimé du toit ou la coque des rétroviseurs. Au total, trois millions de combinaisons seraient ainsi possibles sur cette DS3. Si l’expérience s’avère ludique et l’immersion totalement réussie, elle ne semble pas en mesure de remplacer le contact avec une véritable auto. Il manque notamment les autres sensations éprouvées dans une voiture telles que le toucher des matériaux. Les responsables du projet en conviennent et précisent que l’outil n’est pas destiné à remplacer le contact avec une voiture, il ne s’agira que d’un complément.

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La voiture autonome, c’est parti…

Aide au maintien dans la voie, régulateur auto-adaptatif ou encore freinage automatique : plusieurs constructeurs dont certains généralistes proposent déjà des systèmes de conduite semi-autonome. Tous sont unanimes, la conduite 100 % autonome est LE grand projet de demain. Nous avons profité du salon de Genève, La Mecque de l’automobile, pour enquêter.

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Autrefois réservée à l’élite, la conduite semi-autonome se démocratise. On pense notamment au régulateur de vitesse adaptatif (ACC) qui ajuste les distances de sécurité avec le véhicule qui vous précède ou encore le maintien dans la voie qui ramène automatiquement le véhicule lorsque celui-ci commet un écart intempestif.

Plusieurs constructeurs généralistes comme Nissan, Volkswagen ou Ford proposent déjà ces équipements high-tech dans leur catalogue. Mais qu’en est-il de la conduite 100 % autonome, celle qui vous permettra de traverser la France en jouant aux cartes avec vos enfants.

Constructeurs comme équipementiers (Valeo, Bosch, etc.) sont unanimes : la conduite autonome pointera le bout de son nez vers 2020. Ce nouveau marché devrait représenter près de 500 milliards d’euros à l’horizon 2035. Un gros gâteau que les grands groupes envisagent de croquer à pleines dents, à l’image de Daimler qui vient de fonder un nouveau centre technique, le « Tech Center a-drive », qui se consacrera aux technologies dédiées à la circulation de véhicules 100 % autonomes. De plus, Mercedes se donne les moyens de ses ambitions. Avec Audi et BMW, ils ont déboursé 2,8 milliards d’euros pour racheter à Nokia ses cartographies haute définition, précieuses pour les voitures autonomes. Toyota injectera quant à lui 45 millions d’euros sur 5 ans pour développer des voitures plus intelligentes et connectées. Sans oublier Ford, PSA et de nombreux autres.

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Certains pays comme les États-Unis croient aussi fermement en la voiture autonome – Barack Obama a débloqué 4 milliards de dollars sur dix ans pour accélérer le lancement des voitures autonomes sur les routes américaines et notamment les Google et Apple Car – ou encore la Suède qui autorisera prochainement Volvo à mettre en test une flotte de 100 véhicules autonomes dans les rues de Göteborg.

La technologie est presque prête, du moins pour les grands axes. Seule la conduite en ville avec ses impondérables risque peu prendre plus de temps à mettre au point. D’où l’intérêt d’une communication entre les voitures (V2V). En attendant, la conduite entièrement autonome n’est pas pour demain. Pour après-demain peut-être (2020 au plus tôt) si les constructeurs -et leurs fournisseurs- s’entendent sur le V2V, qu’ils intensifient les interactions avec les infrastructures (V2L), qu’ils améliorent la qualité des capteurs et caméras, qu’ils sécurisent à 100 % les données, ou encore qu’ils utilisent des cartographies plus précises.

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Il faudra également revoir le cadre institutionnel, comme par exemple modifier la convention de Vienne sur la circulation routière (traité international signé en 1968) afin d’autoriser le pilotage automatique des véhicules au-dessus de 10 km/h, que les législateurs dans chaque pays dépoussièrent lois et code de la route, ou encore que les responsabilités soient clairement établies en cas d’accident. Certains comme Volvo engagent d’ores et déjà leur implication en cas d’accident en conduite 100 % autonome.

N’oublions pas enfin le facteur humain. Richard Candler, spécialiste des technologies avancées chez Nissan, prédit une forte baisse des accidents avec l’avènement de la voiture autonome puisqu’aujourd’hui 90 % des sinistres ont une cause humaine. Une information plus ou moins corroborée par le département américain des transports qui estime que la communication entre eux des véhicules intelligents (communication V2V comme celle du concept Car-IQ de Mercedes) réduirait les risques d’accident de 80 %, au moins pour ces autos connectées bardées d’électronique.

Ces arguments de sécurité et de confort que promet la voiture autonome semblent séduire la majorité des automobilistes, si l’on en croit un sondage réalisé par l’observatoire Cetelem 2016 auprès de 8500 personnes venant de 15 pays. Trois automobilistes sur quatre sont convaincus que la voiture autonome deviendra réalité et ils sont 55 % à se déclarer intéressés par l’achat d’une voiture autonome. En bons Gaulois, les Français s’avèrent plus réservés puisqu’ils sont seulement 41% à se dire prêts à franchir le cap.

Enfin, une seconde étude cette fois-ci européenne met en lumière la crainte des consommateurs face aux véhicules connectés et au contrôle des données. La plus grande inquiétude des automobilistes (88 %) est la divulgation d’informations personnelles. Viennent ensuite l’usage commercial des données (86 %), le piratage du véhicule (85 %) et sa localisation (70 %). Le chemin est long et semé d’embûches mais les professionnels sont unanimes : la voiture autonome arrive sur nos routes, inéluctablement.

source: www.largus.fr, you tube, www.caradisiac.fr