Numéro 1 des ventes de monospace en Europe en 2014 le Citroën C4 Picasso détrône le Scénic en France sur le marché des monospaces. Comme une nouveauté n’arrive jamais seule, Citroën a décidé de faire profiter son modèle de la technologie Blue Hdi, neutre au malus, conforme à la norme Euro 6, plus sobre sans pour autant dégrader les performances et l’agrément des diesels. C’est au volant de la version 2.0 Blue Hdi 150 ch que nous avons pu le constater.

Essai - Citroën C4 Picasso Blue Hdi 150 : le plus puissant du marché sans malus

Programme Blue Hdi: PSA anticipe les futures normes de dépollution avec cette technologie qui utilise le système SCR (Selective Catalytic Reduction) lequel consiste à transformer les particules Nox en azote et en vapeur d’eau. Le 4 cylindres 2.0 Hdi a été le premier moteur à bénéficier de ce piège à Nox, la fameuse particule nocive qui sera désormais taxée par les normes Euro 6. Revisité par les ingénieurs de PSA, le 2.0 Hdi a pu réduire de 10 % ses consommations et améliorer de 9 à 15 g de ses émissions de CO2/km. Le tout sans impacter les performances. Ce bloc a pris place pour la première fois sous le capot de la DS5 et du C4 Picasso. Le label Blue Hdi sera progressivement étendu à tous les autres moteurs diesels des deux marques (Peugeot et Citroën) avec le déploiement du 1.6 Blue HDi. Les 1.4 HDi et 2.2 HDi, eux, tireront leur révérence d’ici fin 2015. Le concurrent direct du C4 Picasso au sein du groupe, le Peugeot 5008, recevra ce moteur dans les mois à venir.

Réussite esthétique et technologique, le monospace des chevrons va pouvoir répondre aux besoins d’une clientèle à la recherche de puissance, mais jusqu’ici freinée par le malus écologique. Pour le moment, Citroën est le seul acteur du marché à proposer un monospace de cette puissance, exempté de malus écologique (que ce soit en boîte mécanique ou en boîte automatique).

essai c4 picasso photo avant
essai c4 picasso photo arrière

Face à lui, le Scénic dCi 150 (179g de CO2/km) exclusivement associé à la boîte automatique écope d’un malus de 3 000 €, le Toyota Verso 150 D-Cat BVA (169 g de CO2/km) d’un malus de 2 200 €, le Volkswagen Touran TDi 140 BVM6 d’un malus de 250 €, le Kia Carens 1.7 CRDi 136 ch d’un malus de 150 €. Seules la récente Golf Sportsvan 2.0 Tdi 150 fait aussi bien et le Ford C-max et son TDCi 140 restent dans la zone neutre.

Le C4 Picasso est moins incisif que ses deux principaux concurrents que sont les 5008 ou Scénic, mais il reste de loin une référence en matière de confort et d’amortissement. Il s’illustre comme l’un, voire comme le plus confortable du marché. À l’usage, le nouveau Blue HDi et ses 150 chevaux sont une réussite. Le moteur reprend facilement dès 1 500 tours et relance sans difficulté, même à haute vitesse. Le conducteur a toujours du couple (beaucoup) sous l’accélérateur pour se sortir des situations difficiles. Cette mécanique est bien épaulée par la boîte manuelle justement étagée et agréable à manier. Légèrement bruyant à froid, le 4 cylindres remanié par les ingénieurs de PSA se fait plus discret une fois à température. Le bilan conso est aussi plaisant pour un véhicule de ce gabarit et de ce niveau de puissance avec une moyenne de 6,9 l/100 km relevée durant notre essai.

c4 picasso int av
c4 picasso int ar
L’intérieur est moderne, lumineux et connecté avec son écran central de 12 pouces. La qualité de présentation est flatteuse et fait référence sur le segment. À l’arrière, les places de rang 2 bénéficient de toute la modularité qui sied à un monospace avec en prime une habitabilité généreuse. En configuration 5 places, le coffre est dans la moyenne du segment avec 630 litres.

Cet essai a été réalisé avec la finition Exclusive (34 880 €) qui constitue le haut de gamme avec ce moteur. La dotation ne souffre d’aucune critique avec de série les 4 vitres électriques, les sièges avant massants, l’allumage automatique des feux, les feux à LED, l’assistant de parking, la navigation, l’écran multimédia avec prise USB et Jack, le régulateur de vitesse adaptatif, etc. Les tarifs restent élevés face aux autres acteurs du marché, en moyenne de 2 000 à 3 000 €. On regrette l’absence d’équipements high-tech comme chez certains allemands (alerte au franchissement de ligne, détecteur de somnolence, etc.) ainsi qu’un programme de garantie en béton armé comme chez les coréens (5 ou 7 ans de garantie).

Source: www.caradisiac.com