Bonus-malus : le retour d’Hamilton, la défaillance de Rosberg, l’euphorie de Massa

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Mal parti, Lewis Hamilton (Mercedes) est revenu pour faire craquer Nico Rosberg. Pendant que Felipe Massa (Williams) s’offrait un podium. Voici nos bonus-malus.

Le vainqueur

Lewis Hamilton est parfois irrésistible au point que ce soit une évidence pour tout le monde. C’était le cas ce week-end, où il s’était ménagé une marge de 0″1 à 0″2 sur son coéquipier aux essais. Son départ a été contrarié par un souci électronique mais il a vite fait passer sa détermination par-dessus ça pour déposerKevin Magnussen (McLaren) et Felipe Massa (Williams). Et il n’aurait peut-être pas rêvé meilleur scenario que mettre la pression sur Nico Rosberg pour le faire craquer, deux fois.

Hamilton a poussé Rosberg à la faute

GRAND_PRIX_D'ITALIE_2014_ROSBERG EN TÊTE DES LE DEPART

Le regret

Voir où est tombée Ferrari. Depuis son arrivée en 2010, Fernando Alonso avait toujours offert un podium à son public, et même retardé son arrêt au stand l’an dernier pour lui offrir le frisson de quelques tours en temps. La F14 T s’est traînée en Vmax pendant trois jours, et a fini par lâcher son valeureux pilote. Kimi Räikkönen, éliminé en Q2 « sans comprendre« , n’a même pas fait illusion.

L’attaquant

Valtteri Bottas (Williams), encore une fois ! Il est vrai qu’on a toujours plus de facilité de se distinguer dans une bonne voiture pointée P11 au premier tour. Mais le Finlandais a encore été d’une propreté clinique et d’une acuité redoutable dans ses dépassements. Il a notamment fait plier Nico Hülkenberg (tour 6), Kimi Räikkönen (9), Sergio Pérez (14), Fernando Alonso (16), Jenson Button (18), Kevin Magnussen (37) et enfin Sebastian Vettel(39). Ça valait bien une 4e place au Mondial Pilotes.

GRAND_PRIX_D'ITALIE_2014_VALTTERI BOTTAS

Le vilain

Kevin Magnussen. Le Danois avait été sanctionné pour son agressivité sur Fernando Alonso (Ferrari) à Spa-Francorchamps. Il a recommencé sur Valtteri Bottas (Williams), il a encore écopé d’une pénalité mais celle-ci ne l’a pas faire sortir de la zone des points (10e). Il ne sait pas s’il va rester en 2015 et veut rester visible par rapport à Jenson Button (McLaren). Ça marche, mais Eric Boullier, le directeur de la Compétition, doit maintenant régler son cas comportemental.

Le bonus

Le podium de Felipe Massa (Williams). Le Brésilien le méritait depuis si longtemps. Ovationné devant les tifosi, quoi de mieux ?

Le malus

Lotus. Eliminés en Q1, Pastor Maldonado et Romain Grosjean ont tout autant fini à la régulière 14e et 16e. Désastreux.

La stat

Premier abandon d’origine matérielle pour Fernando Alonso (Ferrari) depuis le Grand Prix de Malaisie 2010 (moteur) soit 88 courses.

La déclaration

Lewis Hamilton (Mercedes) : « Je savais que j’avais le rythme. Je savais que c’était le meilleur moment pour lui mettre la pression. Je l’avais déjà fait il y a deux courses et il me semble qu’il n’avait pas apprécié.« 

Lewis Hamilton (Mercedes), vainqueur : « Rosberg n’aime pas quand on lui met la pression »

GRAND_PRIX_D'ITALIE_2014_ROSBERG A LA FAUTE

Lewis Hamilton (Mercedes) a appuyé là où ça fait mal, dimanche à Monza. Il savait Nico Rosberg fébrile et l’a fait craquer sous la pression.

Lewis Hamilton (Mercedes) a remporté un succès important dimanche, à Monza. Quatrième à l’issue du premier tour à la suite d’un problème technique qui l’a empêché de prendre un bon départ alors qu’il s’élançait de la pole position, il a ensuite mené une course d’attaque.

Après avoir dépassé Kevin Magnussen et Felipe Massa, il a commencé à mettre sous pression son équipier, qui lui a offert la victoire en manquant à deux reprises son freinage à l’abord de la première chicane.

 » J’ai encore rencontré un problème »

« Ce ne fut pas une course facile, mais j’ai apprécié chaque minute du grand prix », a confié le Britannique. « Il y a eu un problème lors de la procédure de départ et j’ai été chanceux de ne pas perdre davantage de positions dans le premier tour. Par la suite, je savais que j’avais le rythme. Je savais que c’était le meilleur moment pour lui mettre la pression. Je l’avais déjà fait il y a deux courses et il me semble qu’il n’avait pas apprécié.« 

Fort de ce succès au Grand Prix d’Italie, Hamilton est revenu à 22 points de Rosberg au Championnat alors qu’il reste six grands prix à disputer. « La saison est encore longue, il faut y aller pas à pas », a-t-il dit. « Le soutien que j’ai reçu des fans et de ma famille fut incroyable. Je vais mettre à profit cette énergie positive. Mais je me concentre uniquement sur la prochaine course. Aujourd’hui, j’ai encore rencontré un problème. Il me tarde de vivre un week-end de grand prix sans le moindre incident.« 

Jenson Button huitième, Kevin Magnussen dixième : McLaren repart déçu de Monza

Jenson Button et Kevin Magnussen (McLaren) ont perdus beaucoup de places, entre leurs positions de départ et d’arrivée, dimanche à Monza.

Avec ses MP4-29 sur la troisième ligne de la grille de départ, McLaren espérait sans nul doute quitter le Grand Prix d’Italie avec plus que cinq points à son compteur.

Jenson Button s’est adjugé la huitième place, après s’être longtemps battu sans succès avec Sergio Pérez, septième sur Force India. « C’était un très beau duel. Il semblait me voir venir à chaque fois que j’essayais de le passer », déclare le Britannique. « Il a très bien piloté et c’était une belle bagarre. Je ne suis pas sûr que nous aurions pu avoir un duel comme celui-ci la saison dernière, mais j’ai vraiment apprécié ce moment. Il a fait du très bon boulot. »

« Dans l’ensemble, ce fut une bonne course, si ce n’est que nous semblions souffrir plus que nos adversaires avec les freins », a-t-il conclu.

Son coéquipier Kevin Magnussen avait initialement terminé devant Sergio Pérez (Force India). Il a cependant dû se contenter de la dixième place après avoir écopé d’une pénalité de cinq secondes à la suite d’un duel trop viril avec Valtteri Bottas (Williams).

« C’était une course très stressante. J’ai pris un bon départ mais c’est décevant de repartir d’ici avec un seul point », a confié le débutant danois. « Mon avis sur la pénalité n’a pas vraiment d’importance, cela ne fait aucune différence au final. J’ai progressé, la voiture me donnait de bonnes sensations et je me sens très optimiste au terme de ce grand prix. »

Romain Grosjean (Lotus) : « C’est épuisant à vivre »

Romain Grosjean (Lotus) a connu un week-end catastrophique à Monza. Eliminé en Q1 samedi, à un tour du vainqueur dimanche.

Avec une voiture dont le développement est maintenant à l’arrêt, Lotus a vécu dimanche au Grand Prix d’Italie son plus mauvais grand prix depuis longtemps. Relégué à un tour du vainqueur après avoir été en lutte avec les Caterham et les Marussia la veille en qualification, Romain Grosjean n’a d’autre choix que de ronger son frein.

« Ce Grand Prix a été à l’image de mon départ : catastrophique. Rien n’a réagi comme cela aurait dû« , a déploré le Français. « Le moteur a coupé, la pédale d’embrayage ne répondait pas. Ensuite, durant la course, la voiture partait en morceaux. A Spa, c’est l’aileron arrière qu’on avait perdu. Là, c’est les flancs. C’est vraiment dur. Il faut qu’on se reprenne. La fin de saison va être difficile. C’est épuisant à vivre.« 

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Source: www.eurosport.fr