Ricciardo vainqueur devant Alonso et Hamilton au bout d’un suspense sensationnel

Daniel Ricciardo (Red Bull) a remporté un sensationnel Grand Prix de Hongrie, dimanche, devant Fernando Alonso (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes), tout aussi éblouissants. Nico Rosberg (Mercedes) a fini quatrième.
Ricciardo_Vaincqueur

Daniel Ricciardo a émergé tardivement en vainqueur d’un Grand Prix de Hongrie 2014 qui restera dans les annales du Championnat du monde. Dimanche, sur le Hungaroring de Mogyorod, dans la banlieue de Budapest, l’Australien de Red Bull a signé une victoire épique aux dépens des champions du monde Fernando Alonso (Ferrari) et Lewis Hamilton (Mercedes), à l’issue de 70 tours indécis et rebondissants.

Parti quatrième sur une piste détrempée, le pilote de la RB10 n°3 a glissé à la sixième place avant de profiter d’une première neutralisation au tour 8, motivée par l’accident du débutant suédois Marcus Ericsson (Caterham), sur une bordure humide. En tête jusque-là, Nico Rosberg (Mercedes) venait de se faire piéger comme quelques autres par l’entrée à contre-temps de la voiture de sécurité.

Vergne dans la bataille

Reparti en leader au tour 14 – après un crash de Romain Grosjean (Lotus) qui chauffait ses pneus ! – Daniel Ricciardo (Red Bull) n’a pu résister avec ses pneus lisses « tendre » à une attaque de Jenson Button (McLaren), plus performant en gommes sculptées « intermédiaire ». Woking ayant spéculé sur une averse qui n’est jamais arrivée, le Britannique a dû rentrer (tour 16) et redonner les rênes de la course à Ricciardo.

Comme cette course était décidemment folle, Sergio Pérez a déclenché une nouvelle intervention de la safety car, au tour 23, pour les même causes que Markus Ericsson et Romain Grosjean, mais en bien plus spectaculaire : en plantant sa Force India dans le mur de la ligne droite des stands. C’est alors que l’on a perdu de vue Daniel Ricciardo, rentré au stand alors que Fernando Alonso (Ferrari), Jean-Eric Vergne (Toro Rosso), Nico Rosberg (Mercedes), Sebastian Vettel (Red Bull) et Lewis Hamilton (Mercedes) restaient en piste pour s’installer aux belles places ; l’Espagnol détaché devant un quatuor en formation serrée.

Deux splendides dépassements pour gagner

Ricciardo avait pris du retard mais n’avait pas dit son dernier mot, avec des gommes « tendre » neuves dont il prenait le plus grand soin, pour une irrésistible remontée… Vettel en magistral tête-à-queue mais pas sanctionné comme Pérez, Vergne en dégringolade après une belle résistance, Rosberg rentré lui aussi, « Dan » s’est alors retrouvé quatrième au tour 34. Capable de pousser encore ses gommes, il a pris logiquement la tête six boucles plus tard, une fois le leader Alonso, Hamilton et Vergne rentrés.

A cet instant, il restait 30 tours… A l’agonie à 15 boucles de la fin, le leader de Red Bull a alors choisi de rentrer pour des « tendre » lui permettant d’espérer rejoindre Alonso, Hamilton et Rosberg dans le final. Rosberg repassé par son stand, il a fondu sur Alonso et Hamilton, irrésistiblement mais sans s’énerver. Sa manœuvre sur le Britannique au tour 67, à l’extérieur du n°2, fut remarquable, son freinage un tour plus tard sur Alonso un autre grand moment. Il avait déjà défait les Mercedes lors d’un magnifique Grand Prix du Canada, au mois de juin. Le voici à la tête d’une deuxième victoire mémorable.

Source: eurosport.fr