Felipe Massa (Williams) s’en prend à Kevin Magnussen (McLaren)

Parti en tonneau dès le premier virage du Grand Prix d’Allemagne dimanche, Felipe Massa (Williams) a vivement critiqué la conduite de Kevin Magnussen (McLaren), coupable selon lui d’une faute.
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Felipe Massa (Williams) s’en est pris à Kevin Magnussen (McLaren) pour l’avoir envoyé en tonneau dans le premier tour du Grand Prix d’Allemagne à Hockenheim, la dixième manche du Mondial, dimanche. « J’étais devant, j’abordais le premier virage devant lui. Il était derrière moi », a réagi le pilote brésilien à son retour dans le paddock. « Je n’ai pas encore vu les images de l’accident, mais normalement la voiture qui est derrière doit freiner. »

L’ancien pilote Ferrari était visiblement énervé de ne pas avoir pu poursuivre la course. « Dans ce virage, on ne peut pas avoir trois voitures de front », a-t-il insisté.« J’avais un peu levé le pied pour ne pas être juste à côté de mon équipier. C’est habituellement un pilote qui arrive en F1 directement du GP2 qui cause ce genre d’accident… »

C’est la seconde fois d’affilée après Silverstone que Felipe Massa doit abandonner dans le premier tour alors que son équipier Valtteri Bottas termine à la deuxième place. « L’accident était un peu plus effrayant à la télévision qu’il ne l’était en réalité depuis l’habitacle de la voiture », a-t-il précisé. « Je vais bien, je ne suis pas blessé. Je suis juste vraiment déçu. C’est la deuxième fois que je suis mis dehors par une autre voiture. C’est juste décevant. »

Nico Rosberg (Mercedes) cartonne, Lewis Hamilton (Mercedes) limite la perte

De la pole position, Nico Rosberg (Mercedes) a patronné son épreuve nationale, dimanche, devant Valtteri Bottas (Williams) etLewis Hamilton (Mercedes), bien revenu de la 20e place. Rosberg possède désormais 14 points d’avance sur son coéquipier.

Parti de la pole position, Nico Rosberg a porté de quatre à quatorze points son avance en tête du Championnat du monde en remportant son grand prix national, dimanche à Hockenheim, signant la première victoire d’une Mercedes en Allemagne depuis celle de Juan Manuel Fangio en 1954, au Nurburgring.

Le numéro un mondial, officiellement reconduit pour plusieurs années cette semaine par son équipe, n’a jamais été inquiété par le Finlandais Valtteri Bottas (Williams), deuxième en qualification, qui a résisté en fin de parcours au retour de Lewis Hamilton (Mercedes), auteur d’une spectaculaire remontée de la vingtième à la troisième place, parfois fracassante puisqu’il s’est cogné contre Kimi Räikkönen(Ferrari) et Jenson Button (McLaren), et a fini avec un aileron avant détérioré.

Sebastian Vettel (Red Bull) a pris la quatrième place tandis que Fernando Alonso(Ferrari) a livré un beau combat à Daniel Ricciardo (Red Bull) pour la cinquième position.

Williams déloge Ferrari du podium Constructeurs

Les premières secondes de l’épreuve ont été marquées par le tonneau de Felipe Massa (Williams), engouffré dans le premier virage en troisième position dans la proximité de Kevin Magnussen (McLaren). Le Brésilien a été éjecté par le débutant danois sans que les commissaires de la Fédération internationale de l’Automobile ne puisse désigner de responsable.

Cette dixième manche du Mondial n’a pas souri aux Français : Romain Grosjean(Lotus) a été stoppé par un nouveau problème sur son groupe propulseur Renault,Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) a fini trezième et agacé par une pénalité de cinq secondes, et une fois de plus Jules Bianchi (Marussia), quinzième, a laissé les Caterham et son modeste coéquipier, le Britannique Max Chilton derrière lui.

Au Championnat du monde Pilotes, derrière Rosberg (190 points) et Hamilton (176), Ricciardo (106) tient toujours bon la troisième place, devant Alonso (97). Chez les constructeurs, Mercedes (366 points) prend un peu plus le large par rapport à Red Bull (188). Mais tout n’est pas monotone car Williams (121 points) vient de déloger Ferrari (116) du podium.

Mercedes : Nico Rosberg en pole, Lewis Hamilton K.-O. sur le ring

Nico Rosberg (Mercedes) n’a plus eu de rival pour la pole position samedi sur le Hockenheimring après le crash de son coéquipierLewis Hamilton en Q1.

Nico Rosberg (Mercedes) partira en pole position du Grand Prix d’Allemagne, dimanche à 14h00, loin devant son coéquipier Lewis Hamilton. En effet, le duel tant attendu par le Hockenheimring n’a pas eu lieu samedi, le Britannique ayant été victime d’un violent accident en Q1, occasionné par un bris de frein avant droit au virage n°13, dans le stadium. Après le train avant, le train arrière de sa W05 a bloqué et expédié en tête-à-queue. En perdition, il a tapé fort un mur de protection de pneumatiques.

Sonné, à bout de souffle, le champion du monde 2008 a mis du temps à rassurer son ingénieur, avant de sortir péniblement de l’épave de son bolide. A cet instant, il détenait le deuxième meilleur temps ce qui lui a permis de passer en Q2. Il n’a évidemment pas participé à cette deuxième partie de séance, et a fini seizième. Cependant, il devrait gagner une place sur la grille de la dixième manche du Championnat car le Mexicain Esteban Gutiérrez (Sauber), auteur du quatorzième temps, avait été pénalité de trois positions lors du Grand Prix de Grande-Bretagne.

« J’aurais préféré un combat à la loyale avec Lewis, mais je ne vais pas bouder mon plaisir : faire la pole à la maison, c’est fantastique », a déclaré Rosberg, auteur de sa neuvième pole en carrière, sa première domestique. « Mais ce n’est pas aujourd’hui que l’on inscrit des points, attendons donc demain puisqu’on annonce des températures plus fraîches ce qui sera bon pour les pneumatiques, assez tendres ici. Maintenant, la météo peut nous réserver d’autres surprises, il faudra être réactif. »

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Par une forte chaleur (33°C dans l’air, 56°C sur la piste), Valtteri Bottas (Williams) a pris la place vacante en première ligne. Au prix d’un superbe dernier tour, l’espoir finlandais a réduit son retard de 0″517 à 0″219 sur la Flèche d’argent. Il a ainsi repoussé son coéquipier brésilien Felipe Massa en deuxième ligne, en compagnie du débutant Danois Kevin Magnussen (McLaren), qui a un peu plus précarisé la position de Jenson Button chez McLaren. Le Britannique déjà sur la sellette en effet a échoué en Q2 (11e).

Quant à la troisième ligne, elle sera toute bleue avec une fois encore Daniel Ricciardo, le vainqueur du Grand Prix du Canada, devant Sebastian Vettel, le quadruple champion du monde en titre. La quatrième rangée aura un parfum d’Italie, puisqu’elle associera Fernando Alonso (Ferrari) à Daniil Kvyat (Toro Rosso).

Bonus-malus : Rosberg (Mercedes) serein, Hamilton (Mercedes) très offensif

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Nico Rosberg (Mercedes) n’a pas été inquiété à domicile lors du GP d’Allemagne, dimanche. Son équipier Lewis Hamilton, pourtant parti 20e, ne lui concède finalement « que » 10 points au Championnat. Voici nos bonus-malus.

Le vainqueur

Nico Rosberg (Mercedes). Solide vainqueur à domicile sur le circuit d’Hockenheim, le numéro un mondial a parfaitement répondu à la victoire de Lewis Hamilton il y a deux semaines à Silverstone. Parti en pole position, l’Allemand n’a jamais été mis en danger pas ses concurrents. Stratégiquement parfait, il a conclu de la meilleure des manières une semaine que l’on peut qualifier de parfaite pour lui.

Le regret

On aurait aimé voir Felipe Massa (Williams) un peu plus longtemps dans la course. Malheureusement, la monoplace du Brésilien n’aura pas survécu au premier virage, partie en tonneau suite à un accident avec Kevin Magnussen (McLaren). C’est la troisième fois que l’ancien pilote Ferrari est condamné à l’abandon dès le premier tour cette saison. Il n’est cependant pas le seul à avoir connu pareille malchance parmi les pilotes en activités puisque Kamui Kobayashi (Caterham),Nico Hulkenberg (Force India), Nico Rosberg (Mercedes) et Sebastian Vettel (Red Bull) ont tous connu au moins autant d’abandons dans les mêmes circonstances.

L’attaquant

Parti vingtième sur la grille de départ, Lewis Hamilton (Mercedes) n’a jamais relâché son effort pour finalement terminer troisième. Tout au long des 67 tours au programme, le Britannique a cherché, avec ses techniciens, le moyen de finir le plus haut possible pour limiter les dégâts par rapport à Nico Rosberg au classement mondial. Une deuxième place aurait pu être envisageable sans un troisième arrêt aux stands un peu prématuré à 16 tours de l’arrivée. Le champion du monde 2008 pensait alors pouvoir bénéficier de la voiture de sécurité après l’abandon d’Adrian Sutil (Sauber). Les commissaires en ont décidé autrement.

L’agité

Lewis Hamilton, encore lui. Condamné à attaquer pour revenir sur ses concurrents, l’Anglais a beaucoup frotté avec ses adversaires. Dès le septième tour, il touche la monoplace d’Adrian Sutil (Sauber), sans conséquence pour les deux pilotes. Au 13e tour, c’est avec Kimi Räikkönen (Ferrari) qu’il s’accroche après un blocage de ses roues et une glissade du train avant. Malgré la perte de morceaux de carbone, sa W05 est une nouvelle fois sortie indemne de l’incident. Il n’a pas eu la même réussite avec Jenson Button (McLaren) lors du 30e tour. Pensant que son compatriote lui laissait la priorité, Lewis Hamilton s’est engagé droit dans la monoplace le devançant. Cette fois-ci, la casse a été plus lourde avec un aileron avant endommagé qu’il décidera de garder jusqu’à la fin de la course pour ne pas perdre de temps aux stands.

Le bonus

Valtteri Bottas (Williams), deuxième, résistant sur les derniers tours à Lewis Hamilton pourtant plus rapide en piste, a une nouvelle fois était impeccable au volant de sa FW35. Le Finlandais n’en revenait pas à l’issue de la course d’avoir réussi à s’intercaler entre les deux Mercedes. Il prouve de grand prix en grand prix qu’il a les capacités pour devenir le troisième homme derrière les deux Mercedes.

Le malus

Une nouvelle fois Jean-Eric Vergne (Toro Rosso) n’a pu lutter pour tenter d’aller glaner quelques points, en raison d’une pénalité. Cette fois-ci, le Français a été accusé par les commissaires d’un dépassement illicite, sur son compatrioteRomain Grosjean (Lotus), en début de course. Le résultat est sans appel : une pénalité de cinq secondes effectuées lors de son deuxième passage aux stands qui a contraint le pilote à repartir dans le trafic, influant grandement sur la qualité de ses pneumatiques ; puis après coup un point de retrait sur sa superlicence. Nouveau week-end à oublier pour le Francilien qui avait critiqué la stratégie de son équipe après la qualification.

La stat

Trois, comme le nombre de podiums consécutifs de Valtteri Bottas, brillant deuxième. Une première pour l’écurie Williams depuis Juan-Pablo Montoya en 2003 qui avait connu pareil série en Allemagne, en Hongrie et en Italie. Au Finlandais de faire mieux la semaine prochaine au Hongaroring.

La déclaration

Felipe Massa (Williams) :  » J’étais devant, j’abordais le premier virage devant lui. Il était derrière moi. Je n’ai pas encore vu les images de l’accident, mais normalement la voiture qui est derrière doit freiner. Dans ce virage, on ne peut pas avoir trois voitures de front. J’avais un peu levé le pied pour ne pas être juste à côté de mon équipier. C’est habituellement un pilote qui arrive en F1 directement du GP2 qui cause ce genre d’accident… »

GP_ALLEMAGNESource: eurosport.fr