La nouvelle Citroën C1 entre à son tour dans la bataille des citadines. La production des chevrons se distingue de ses sœurs, les Peugeot 108 et Toyota Aygo, par son sex-appeal et la simplicité de sa gamme. Ici pas de chichis, on va à l’essentiel comme avec le C4 Cactus.

Taux d’émission de CO2 et bonus/malus de la version la plus écologique de la Citroen C1 : 88 g/kmBonus : 150 €

Début de commercialisation du modèle Citroen C1 : Mars 2014

En bref

À partir de 9 950 €
3 portes, 5 portes et découvrable
Neutre au malus

La triplette Peugeot 108, Citroën C1 et Toyota Aygo anime par son renouvellement le segment des petites citadines. La conception, les motorisations et le confort ont été améliorés pour offrir aux trois sœurs la possibilité d’accomplir une carrière tout aussi brillante qu’à ce jour (780 000 exemplaires vendus). Chez Citroën, la C1 s’est même hissée à la quatrième place des véhicules les plus vendus de la marque.

Le renouvellement de la française arrive à un moment clé pour Citroën qui tente de repositionner l’image de certains de ses véhicules. En effet, avec le lancement du nouveau C4 Cactus, Citroën propose une alternative à mi-chemin entre le low-cost et le généraliste. Le constructeur parle de véhicules « essentiels ». La nouvelle C1 entre pleinement dans ce plan produit avec un ticket d’entrée attractif (version « Start » à partir de 9 950 €), des moteurs économes et des finitions sans chichis. Ici pas de programme de personnalisation contrairement aux Peugeot 108 et Toyota Aygo. Spécialiste du genre avec la DS3, Citroën a préféré miser sur des combinaisons simples entre les teintes de carrosseries et de capotes (versions Airscape).

Produite sur la même chaîne que ses sœurs en République Tchèque, la C1 profite d’une plateforme plus accueillante tout en conservant un gabarit compact (3,46 m) et des masses contenues (840 kg). Elle est aussi proposée en différentes carrosseries : 3 portes, 5 portes, « berline » et « découvrable » ainsi que 8 teintes de caisse et 3 coloris de capote. Contre toute attente, Citroën ne pousse pas ce programme aussi loin que Peugeot. Ici pas de stickers, ni d’habillages spécifiques sur la planche de bord. Citroën a voulu quelque chose de simple, le look étant suffisamment sexy à l’état naturel.

La française se distingue des 108 et Aygo par son design plus jovial. La face avant reprend les nouveaux codes stylistiques inaugurés sur le C4 Picasso avec des optiques à double étage. La partie arrière profite quant à elle d’un hayon noir, façon nouvelle Twingo. Le sex-appeal est au rendez-vous. La C1 fait mouche et séduit les passants. En grande majorité les femmes.

CITROEN_C1_2014_INTERIEUR

Dans l’habitacle, la qualité de finition est en progrès avec des plastiques plus robustes. L’aménagement du cockpit est sobre mais ergonomique avec des commandes qui tombent instinctivement sous la main. L’espace à vivre est meilleur qu’auparavant mais toujours pingre avec les passagers arrière qui devront rentrer la tête dans les épaules en raison d’une garde au sol réduite et se contenter de vitres arrière entrebâillantes. Le coffre lui progresse et atteint 196 litres. C’est bien mais peu face à la nouvelle Twingo par exemple (219 litres). Le volume peut toutefois grimper à 780 litres, banquette rabattue. Dommage, la C1 souffre toujours de son seuil de chargement haut perché.

Au registre des équipements, le nouveau système multimédia commun aux trois modèles permet d’afficher directement sur l’écran 7 pouces le contenu de votre smartphone (Android, iOS/Windows Phone/IPhone) en le connectant sur le port USB. Vous accédez ensuite à vos musiques enregistrées, à la navigation via Google Maps ou à vos répertoires téléphonique. Attention, pour le moment seulement 3 ou 4 téléphones sont compatibles avec le système, Samsung Galaxy S3, Nokia 720, Iphone 4 et 4S. Citroën fera évoluer le système via des mises à jour en concession. On vous recommande vivement de vérifier la compatibilité de votre smartphone avant de souscrire à l’option Mirror Screen (400 €).

Sur route : polyvalente

Grâce à ses trains roulants entièrement repensés, la nouvelle C1 progresse nettement en confort par rapport à la génération précédente. Cette puce de 3,46 m profite d’un empattement court et d’un poids réduit (840 kg) pour se faufiler dans la circulation. Seul bémol, le rayon de braquage était moins bon sur notre version d’essai (jantes 15’’) que sur l’ancienne génération. Plusieurs aides à la conduite font aussi leur apparition comme l’aide au démarrage en côte, la caméra de recul ou encore la détection de sous-gonflage des pneus.
L’offre motorisation est la même que chez Peugeot avec 2 moteurs au catalogue, tous exemptés de malus écologique: le 3 cylindres 1.0 de 68 ch, idéal en ville, et le tout nouveau 1.2 VTi 82 ch (99 g de CO2/km), plus compétent en usage mixte, qui sera prochainement renommé Puretech. Sous le capot de la légère C1, ce moteur a du coffre et offre de bonnes relances. Si bonnes qu’on ne stress plus lors des dépassements. Cette énergie est peut-être un peu moins bien canalisée qu’à bord d’une 208 par exemple, mais on lui pardonne volontiers au vu de ses prestations globales. L’agrément est au rendez-vous, la sonorité sympa à l’oreille et l’appétit mesuré. Nous avons relevé une moyenne de 5,8 l/100 km durant notre test, principalement urbain. Les plus exigeants relèveront de légères vibrations mais dans l’ensemble le 3 cylindres est bien équilibré et le voyage à bord de notre version découvrable (C1 Airscape 5p Feel) nous est apparu des plus agréable. La Fiat 500C toute désignée comme concurrente a du souci à se faire…
Au final la philosophie de la française est davantage tournée vers le confort et la polyvalence, là ou une 108 misera sur le dynamisme et l’Aygo sur un usage exclusivement urbain, avec son unique moteur.

Equipement : pas de superflu

A l’inverse de ses concurrentes, la C1 comprend une version d’entrée de gamme baptisée Start accessible à partir de 9 950 € en 3 portes et moteur 1.0 de 68 ch. Un produit d’appel dépourvu de vitres électrique et même de direction assistée.
La finition supérieure Citroën « Live » à partir de 10 150 €, ajoute la direction assistée et le volant réglable en hauteur. Pour avoir une version correctement équipée, il faut se tourner vers le troisième niveau de finition Feel. La dotation comprend la climatisation, la banquette arrière fractionnable, l’autoradio ou encore la condamnation centralisée à distance.
Pour avoir les équipements dernier cri du segment (caméra de recul, tablette tactile de 7 pouces), il faut se tourner vers la finition haut de gamme Shine, disponible à partir de 13 150 € en trois portes.
Au registre des options, les jantes en alliage sont facturées entre 500 € et 600 € selon la finition. La toile du toit ouvrant rouge, les coques de rétroviseurs colorés ou les stickers sur les montants latéraux peuvent aussi faire rapidement grimper la facture. Enfin passer de 3 à 5 portes vous en coûtera 500 € et 950 € supplémentaires pour obtenir une capote.

Côté finances : tous les tarifs

A l’inverse de ses sœurs, la C1 comprend une version d’entrée de gamme baptisée Start accessible à partir de 9950 € en 3 portes et moteur 1.0 de 68 ch. Un produit d’appel dépourvu de vitres électriques et même de direction assistée. Si elle ne bénéficie pas d’un bonus, à l’inverse de l’Aygo par exemple, ni d’équipements high-tech comme à bord de la Up ! ou encore d’une garantie 3 ans comme sur la Hyundai i10, la Citroën C1 se place intelligemment avec un cœur de gamme sous les 13 000 €.

A retenir : sexy

La C1 peut compter sur son sex-appeal pour faire craquer à nouveau plus de 500 000 clients. Son look est tellement réussi qu’elle n’a pas besoin d’artifices supplémentaires (stickers, inserts, etc.) pour faire la différence. La française comme ses sœurs 108 et Aygo progresse en confort, en habitabilité et offre en prime la possibilité de rouler décapoté. Avec son nouveau moteur (excellent) de 82 ch, la française peut désormais lorgner en dehors des villes.

Source : caradisiac.com